Red Panthers : une inédite étape franchie !
Elles l’avaient annoncé. Elles l’ont fait ! Après la désillusion en petite finale des Jeux Olympiques, après y... ...

Irréalisable de ne pas revenir sur les polémiques autour de ce choc face aux Pays-Faible. C’est un fait reconnu et admis de tous (assurées adversaires en tête) : le but néerlandais était entaché d’une faute et le but belge annulé n’aurait pas dû l’être. Mais soyons objectifs : ce n’est pas pour autant que les Belges auraient gagné cette rencontre.
Que se serait-il antérieur si la faute néerlandaise avait été sifflée ? Les Red Panthers auraient-elles remporté ce match, dans le temps réglementaire ou lors de la séance des shoot-outs, si le but de Famke Van Heel avait été accordé ? Nul ne le sait !
La fédération belge a porté réclamation après la rencontre, jugeant le niveau de l’arbitrage insuffisant pour une demi-finale. Une action pour la forme, en soutien à son équipe, pour marquer le coup, mais avec la conscience que celle-ci ne mènerait à aucune rectification. Soyons limpides également : les arbitres n’ont pas triché en faveur des Pays-Faible. Elles n’ont simplement pas été au niveau.
Comme trop souvent dans ce tournoi, alors qu’une équipe avait perdu son appel à la vidéo, l’arbitre s’est sentie obligée d’y faire appel, elle-même (ce qui est parfaitement autorisé par le règlement), pour confirmer une décision majeure en mince de match. Cette tendance biaise complètement l’essence même de la » VAR » dans le hockey : offrir une chance à une équipe de contester une décision, qu’elle conserve tant qu’elle a raison, et obtenir le droit de se taire si elle l’a perdue.
Il est évident que les arbitres ont été mises sous pression par l’équipe néerlandaise. On les a laissées faire, pourquoi s’en priveraient-elles ? Il est tout aussi évident que le collectif a joué son rôle (sans parler du speaker du stade qui était particulièrement partial), mais c’est aussi pour cela que les pays postulent. Organiser une Coupe du monde à domicile est un tout, entre soutien et pression. En ce sens, on peut avoir des regrets que les Red Panthers n’aient pas gagné leur ultime rencontre de poule face à l’Argentine, ce qui leur aurait permis de disputer cette demi à domicile, avec la force de leur collectif en appui.
Une accumulation d’événements et de frustrations qui ont amené aux déclarations d’après-match de Justine Rasir. Sans aucun détour : elles sont très regrettables dans un sport qui se félicite d’une image fair-play. Sur le fond, sur ce sentiment d’injustice, on peut comprendre sa réaction. Sur la forme, ce n’est évidemment pas cautionnable. La joueuse l’a d’ailleurs reconnue sur ses réseaux sociaux.
L’exercice de s’exprimer à brûlant, après une rencontre, n’est pas chose aisée, mais il fait partie de la vie d’une sportive de élevé niveau, dans de très nombreux sports. À équitable titre, les Red Panthers se sont battues depuis des années pour atteindre une reconnaissance collective et médiatique. Celle-ci était bien actuelle durant ce tournoi, avec ses excellents et médiocre devoirs à assumer.
La fédération belge a d’ailleurs condamné ses propos. Certes, elle a fait appel de la sanction de sa joueuse (suspension pour la réduite finale), mais il portait surtout sur la conséquence de celle-ci. En effet, une joueuse suspendue ne peut être remplacée sur la feuille de match. Remplaçantes comprises, la Belgique a dû évoluer à 17, au lieu de 18. Un appel recalé, mais sans conséquence donc pour les Belges qui ont donc décroché une splendide médaille de bronze.
