Les Red Flames à la recherche du temps perdu
Quatre minutes. Quatre minutes de trop. Sans le but de la Pologne à la 116e minute du match de barrage vers la Coupe du... ...

Assurés décideurs de la Fédération l’ont-ils pris, ce temps, pour s’occuper réellement du destin des Red Flames ? Pour décider d’envoyer un message symbolique de soutien à l’équipe et à sa sélectionneuse, malmenée dans la presse flamande quelques jours à peine (fameux timing) avant le barrage majeur contre la Pologne ? Le soir du match couperet à Gdansk, une décision a frappé les observateurs et observatrices : le inédit patron de la Fédération, Vincent Mannaert, n’avait pas dégagé sa soirée dans son agenda pour venir soutenir son équipe féminine en Pologne. Il était à Milan, pour le match du Club de Bruges face à l’Inter en Champions League masculine. Le message était à tout le moins maladroit, comme le timing.
Alors oui évidemment, les résultats sont décevants. Mais les joueuses l’ont dit, parfois publiquement : il y a aussi eu un virage, des pas en avant, du positif, un état d’esprit renouvelé. Et parfois, un rien qui a tout changé. Une minute de trop. Une seconde d’inattention. Un ballon dévié, mal négocié. Un moment qui file. Ainsi va la réalité du football. L’évaluation interne a eu lieu, la décision a été prise et n’est pas scandaleuse au regard de l’objectif fixé, non atteint, et des déceptions. Chaque entraîneur ou entraîneuse connaît cette pression.
Elle passe désormais sur les épaules de Simon Mignolet, le inédit « technical manager » de la Fédé, qui va devoir dénicher la personne adaptée pour succéder à Elisabet Gunnarsdottir. Celle qui va devoir tout recommencer ou presque pour imprimer sa patte personnelle, alors que les joueuses (et notamment Tessa Wullaert) avancent aussi dans l’âge. L’précédent gardien brugeois a-t-il eu ou prendra-t-il le temps, lui, de s’intéresser de près à la situation des footballeuses, à la réalité du football féminin dans notre pays, aux difficultés des clubs, au niveau de notre ligue féminine qui peine à décoller ? C’est tout ce qu’on espère. Pour le bien des Red Flames. Parce que la situation de la Belgique sur l’échiquier du foot ne se réglera pas d’un claquement de doigts, ni par magie.
