« Je sens désormais que je peux les battre » : Zizou Bergs, l’exploit d’une vie contre Alcaraz… et le déclic tant attendu ?
Comment réagir quand on vient de se payer le scalp de l'un des ovnis du circuit ? Ecarter les bras, souffler puis esquisser... ...

Une victoire qu’il est allé chercher avec les tripes, presque avec une déroutante sérénité. Quand, dans le 2e set, il s’est fait débreaker à 6-5, alors qu’il venait de s’emparer du service de l’Espagnol, il n’a pas paniqué.
Embarqué dans un tie-break toujours complexe à jouer, Bergs a continué de dérouler son tennis tout en puissance pour mettre l’Espagnol en difficulté. Et après avoir perdu le initial point, il a commencé à dérouler pour s’imposer 7-4 dans le tie-break et s’offrir cette victoire référence.
« Je frappais bien la balle, je n’avais pas peur d’attaquer et mon service était puissant. Nous avons beaucoup travaillé là-dessus ces derniers mois. Mon retour a toujours été une arme, et quand mon service tourne à plein régime en plus… » résumait-il, le plus simplement du monde, en conférence de presse.
L’impression visuelle confirme les propos de notre compatriote. Pendant plus de 2 heures, Bergs a sorti les immenses moyens, déployant un jeu tout en agressivité pour tenter de sortir l’Espagnol de son match. Agresser, pilonner, servir puissant, tant d’aspects qui ont mis Alcaraz, pas forcément habitué à se faire dominer dans les échanges, en difficulté.
« Je n’ai pas bien joué. Je dirais même que j’étais vraiment en dessous de mon niveau habituel, alors que lui était excellent » constatait Carlos Alcaraz.
Les chiffres, eux aussi, racontent cette domination inattendue. Pendant l’intégralité de la rencontre, Bergs a regardé Alcaraz dans les yeux : plus de points gagnants (24 à 16), plus de points gagnés sur son net service (51 à 49) et, plus simplement, plus de points gagnés tout bref (81 à 73).
Et même au rayon des fautes directes, traditionnel talon d’Achille du Belge, il n’a pas démérité : 29 pour lui, 28 pour Alcaraz.
