European Open : des camping-cars en guise de vestiaires, l’idée géniale des organisateurs
Pendant la nuit de jeudi à vendredi, cinquante personnes ont tout déplacé d’une salle à l’autre, les ordinateurs,... ...

Pendant la nuit de jeudi à vendredi, cinquante personnes ont tout déplacé d’une salle à l’autre, les ordinateurs, les écrans, les machines à café, les boutiques et les marchandises, le matériel technique, etc…
Le bref n’était pas transportable, lui. Les tribunes non plus. Il a donc fallu doublonner, et malheureusement dépenser plus d’argent que d’habitude. Dick Norman, le directeur du tournoi, confirme. « Le budget d’une épreuve de cette catégorie (un ATP 250) est de 5 à 8 millions d’euros. Cela a coûté entre 10 et 15% de plus cette année ».
Le ressenti sur le inédit bref est-il exactement le même que sur l’précédent ? Pour Arthur Fils, celui-ci est plus tardif. Pour d’autres, il est plus véloce. Les joueurs ont pu s’y entraîner pendant plusieurs jours, avant le déménagement, histoire de le faire vivre, de « l’user » un peu. Et s’il y a des toutes réduites différences, ce n’est pas grave, a estimé Zizou Bergs. « Après tout, dans un tournoi du Grand Chelem, on change de terrain à peu près à chaque match. Et on s’y fait très bien ».
Ce qu’il y a de plus original, dans les inédites installations, n’est pas apparent par le collectif. Un souci a été géré de manière magistrale, avec un sens pratique impressionnant, presque avec humour. A la belge, quoi…
Il n’y avait pas de vestiaires, dans le Palais 5. Des camping-cars ont donc été installés (à l’interne du bâtiment). Dick Norman raconte : « Chaque joueur a son camping-car. Il peut le personnaliser, s’y reposer, prendre une douche, se servir dans le frigo. C’est sympa, et l’ensemble constitue un chouette petit village ».
On se croirait en vacances. Ou alors, sur le tournage d’un film américain, avec des acteurs qui regagnent leurs installations entre deux prises. Ici, les joueurs vivent une expérience inédite, qui fait l’unanimité. Zizou Bergs a beaucoup apprécié. « J’ai aimé, grand bravo au tournoi, pour avoir organisé tout cela en dernière minute. C’est vraiment incroyable. Et ce n’était pas facile à mettre en place. Ils ont fait un super job… »
C’est confortable, mais qu’on se rassure, les joueurs retournent bien à l’hôtel pendant la nuit.
