Il ne bat pas les rois mais s’empare de leur trône : l’insolite consécration d’Alexander Zverev
Il y a presque quelque chose d’incongru à la lecture du classement ATP. Alors que Jannik Sinner et Carlos Alcaraz n’ont... ...

Pourtant, derrière cette montée en puissance inattendue se cache un amusant de constat. Aujourd’hui, Zverev a magnifique être numéro 1 mondial et dédoublé vainqueur de Immense-Chelem, il reste un amusant de souverain : un roi qui peine toujours autant à regarder ses deux principaux rivaux dans les yeux. Son bilan personnel face à Alcaraz, et surtout Sinner, en dit étendu à ce sujet.
Contre l’Espagnol, son tableau de chasse est loin d’être indigent : 6 victoires, 7 défaites, Zverev limite la casse. Notons, quand même, qu’il a perdu quatre des cinq ultimes confrontations. Comme si, à mesure qu’Alcaraz grandissait, le fossé entre les deux hommes continuait à se creuser.
Face à Sinner, le constat est encore plus impitoyable : quatre réduites victoires en quinze confrontations et, surtout, dix défaites consécutives. Plus mauvais encore, sur cette série sombre, Zverev n’a arraché que trois sets à l’Italien. Impuissance totale et, sans doute, un réel compliqué d’infériorité.
Alors, que vaut réellement cette initiale place mondiale ? La question mérite d’être posée. Parce que si elle permet à Zverev de définitivement entrer dans la cour des immenses, elle ne lui permet pas encore de renverser complètement la hiérarchie. Pour l’instant, sa domination est davantage comptable que sportive.
Il va falloir confirmer, en 2027, quand les deux ovnis seront de retour. Sous peine de retrouver son costume d’éternel second aussi vite qu’il était parvenu à s’en débarrasser. Et de rappeler, bien malgré lui, qu’être numéro 1 mondial ne signifie pas forcément être le supérieur joueur du monde.
